Le premier marathon de Séverine Pitois

Le premier marathon de Séverine Pitois

                                                        Mon premier marathon
                                                               Séverine PITOIS
                                                         « Beaucoup de plaisir »

 

Se lancer sur un marathon avec seulement une à deux sorties par semaine, c’est peut-être un peu limite, mais c’est possible ! Séverine Pitois l’a prouvé lors du marathon de Paris 2016. Et les 42,195 km sont même passés comme une lettre à la poste !

 

 

Fiche d’identité

  • Prénom : Séverine
  • Nom : Pitois
  • Profession : aide médico-psychologique (AMP) en EHPAD (maison de retraite)
  • Résidence : Mondeville (Calvados)
  • Age : 42 ans

 

 

Séverine, quelle coureuse à pied êtes-vous ?

Je cours depuis environ neuf ans, seule, sans être dans un club ou un groupe d’amis. Je me suis mise à courir pour mon bien-être. Au début, je ne faisais pas du tout de compétition, puis j’y ai pris goût. Je n’ai pas d’entraîneur, c’est simplement mon compagnon qui me donne des conseils car il court depuis très longtemps. A cause de mon travail, je n’ai pas beaucoup de temps et ne cours qu’une à deux fois par semaine. Je travaille pour le groupe Hom’Age qui regroupe plusieurs maisons de retraite et je m’occupe de personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Je cours pour les résidents. Courir pour eux, c’est leur offrir une possibilité d’être représentés une dernière fois. Ça donne du sens à ma pratique et ça me donne de l’énergie.

 

Pourquoi avez-vous décidé de courir un marathon ?

En fait, c’est mon compagnon qui m’a poussée à en faire un ! On m’a dit que c’était moins dur qu’un semi-marathon. Et c’est vrai ! On part plus paisiblement sur un marathon. Les deux distances ne se courent vraiment pas de la même manière. Bref, j’ai décidé de courir le marathon de Paris parce qu’il s’agit de la capitale de la France et que cette ville est belle. De plus, c’était cette année le 40ème anniversaire de l’événement et c’était le 40ème marathon de mon compagnon. Son fils faisait lui aussi son premier marathon à cette occasion.

 

Comment votre préparation s’est-elle déroulée ?

Je me suis toujours entraînée seule car j’aime courir toute seule. J’ai fait cinq sorties de 30 km et une sortie de 35 km. Je n’ai jamais couru plus d’une à deux fois par semaine. Franchement, avant ma première sortie longue, j’avais peur car je craignais de ne pas arriver au bout. Mais finalement je l’ai faite ! Je me suis vraiment fait plaisir au cours de cette préparation.

 

Comment avez-vous vécu votre course ?

Tout s’est bien passé ! Je redoutais un peu les ponts sur le parcours parce que j’avais eu mal au genou peu de temps avant le marathon. J’ai accompagné mon ami et son fils dans le sas des 3h30 et j’ai rejoint mon sas des 4h30 vers 9 heures du matin. L’attente a été très longue. Je ne suis partie qu’à 10h30 ! Ensuite, j’ai regardé les monuments, j’ai profité du paysage. A part le manque d’eau sur l’un des premiers ravitaillements, je n’ai eu aucun problème. J’ai pris beaucoup de plaisir, ce n’était que du bonheur ! A l’arrivée, j’ai rejoint mon compagnon et son fils, ainsi que mes filles. Je voulais vite voir mes filles après cette course, c’était tellement important pour moi qu’elles soient là ! Leur présence m’a donné de la force.

 

Comment avez-vous géré l’après-marathon ?

Je n’ai éprouvé aucune fatigue particulière. Et j’ai eu envie de recommencer !

 

Au cours de cette aventure, quels ont été votre plus grosse galère et votre plus grand bonheur ?

Je n’ai rencontré aucune galère… Ah si, les pavés étaient vraiment désagréables sur le parcours ! Les appuis n’étaient pas stables, les chevilles ne tenaient pas ! En revanche, c’était le bonheur de courir sous le soleil et, surtout, j’ai terminé. On m’avait dit que l’essentiel était de finir. Du coup, je m’en fichais du chrono, je voulais simplement terminer. C’est sûr que j’aurais aimé faire 4h30 et que je n’ai fait que 4h52, mais ce n’est pas grave. J’ai profité de la course.

 

Comment avez-vous vécu le voyage avec VO2max ? Quels sont les apports de l’agence pour un premier marathon ?

Comme c’était mon premier marathon, je ne savais pas trop comment gérer le déplacement. Le fait que VO2max s’occupe de toute la logistique était donc très confortable. Et puis arriver à l’hôtel et récupérer son dossard sans avoir à se déplacer ailleurs, c’est pratique. Quelqu’un nous encadrait, ce qui était rassurant. La veille, une réunion nous a permis d’avoir des informations. Nous avons aussi échangé avec d’autres coureurs du groupe. J’ai sympathisé avec un coureur qui faisait lui aussi son premier marathon. A l’arrivée, le groupe s’est réuni et nous avons fait quelques photos. Il y avait une bonne ambiance.

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