Suivez la semaine IOT 2014 avec Marie Paturel

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                                                                         Mercredi 5 novembre
                                                 Premières foulées sous le soleil mauricien
 

Penser à l’île Maurice, c’est imaginer le soleil, le sable fin, les palmiers. C’est rêver de la douceur de vivre au bord de l’océan Indien. Pour les quelque 90 concurrents de la 6e édition de l’Indian Ocean Triathlon, Maurice est aussi parée d’une autre dimension : celle d’un plaisir sportif inédit. Enchaîner natation, vélo et course à pied dans le cadre dépaysant d’une île paradisiaque promet d’être tout simplement un pur bonheur !

 





Aujourd’hui, sous un soleil resplendissant, ils étaient une trentaine à trottiner dans le sillage des champions Frédéric Belaubre, Charlotte Morel et Tomy Degham. Les participants de tout niveau, chevronnés ou néophytes, partageaient leurs premières impressions lors de ce footing de décrassage très « couleur locale » : après quelques foulées sur la plage où venaient mourir les rouleaux de l’océan Indien, la petite troupe découvrait l’atmosphère d’un champ de canne à sucre. L’après-midi s’achevait sur une séance d’étirements conviviale.

 





Demain, rendez-vous au petit matin pour la reconnaissance du parcours vélo !

                                                                           Jeudi 6 novembre
                                                                    Au bonheur des cannes

 

8h30. Au bord de l’Océan Indien. Une chaleur moite écrase déjà les coureurs rassemblés devant l’hôtel. Les vacanciers jettent des regards curieux sur cette troupe de cyclistes qui s’apprête à partir pour une sortie de reconnaissance. Au menu du jour, une quarantaine de kilomètres destinée à repérer l’itinéraire et, surtout, à se frotter avec la fameuse montée de Chamarel.

 

Depuis l’hôtel Tamassa, un petit peloton s’élance dans le sillage de Frédéric Belaubre, Charlotte Morel et Anne Tabarant tandis que, au Morne Brabant, un autre groupe suit Olivier Marceau et Tomy Degham. En quelques coups de pédale, les coureurs traversent des villages, longent l’océan aux subtiles teintes de bleu et turquoise, puis parviennent au pied de la côte de Chamarel. Un bref regroupement permet à tous de souffler un peu et de se ravitailler dans une joyeuse ambiance.

 






Sur la route qui s’élève, le soleil cogne fort. Bientôt, le peloton s’étire. Chacun grimpe à son allure ces quelque 4 km d’ascension plutôt raide. Les paysages ont radicalement changé : les plages idylliques et les palmiers ont laissé place à la forêt. Les souffles sont plus ou moins courts, les jambes font plus ou moins mal. Tout le monde parvient au belvédère pour une belle photo souvenir au-dessus du lagon.


 





On ne s’attarde guère : il reste encore la descente au cœur d’une forêt humide puis au milieu des champs de canne à sucre, d’où le panorama sur l’océan est somptueux. La route devient plus délicate avec ses nids de poule et ses cannes entre lesquels il faut parfois zigzaguer. Le groupe se rejoint une dernière fois sur le sable fin du lagon avant de se scinder : les uns rentrent au Morne Brabant, les autres à Tamassa.

 

Repus de soleil et de paysages contrastés, désormais prêts à en découdre avec le parcours vélo, les concurrents de cette 6e édition de l’Indian Ocean Triathlon vont désormais profiter de l’après-midi. Entre farniente, piscine, plage et cocktails, le programme s’annonce très rude…

 

                                                                        Vendredi 7 novembre 
                                                                      Un petit goût de paradis

 

Certains chanceux y goûtaient depuis plusieurs jours… D’autres avaient hâte de le découvrir ! Mais, ce matin à 10 heures, tous les concurrents de l’IOT savouraient ensemble la beauté du site de course : les pieds enfoncés dans le sable fin et chaud, ils appréciaient la splendeur du lagon turquoise, au pied du morne Brabant. Réunis pour la reconnaissance de l’itinéraire de natation, les coureurs logés à l’hôtel Lux Le Morne, à Tamassa et à Tamarin éprouvaient le sentiment d’avoir atteint le paradis.

 

Pour tout triathlète qui se respecte, le paradis doit offrir non seulement un vase terrain de jeu pour rouler et courir, mais aussi une eau translucide et tiède pour nager ! Sous le soleil déjà écrasant de ce vendredi matin, les concurrents s’élançaient ainsi pour deux boucles dans l’océan. Une occasion rêvée d’appréhender un milieu atypique : faible profondeur du lagon, courant plus ou moins fort… et beauté des fonds marins peuplés de corail, de coquillages et de poissons.

 

Après cette mise en jambes tranquille, un déjeuner en terrasse et une après-midi de farniente attendaient les coureurs, très vite habitués à ce petit coin d’éden. Jusqu’au briefing de course à 17h30, le stand de retrait des dossards voyait défiler les concurrents, tout sourire… et déjà tout bronzés ! Un cocktail servi sur la plage clôturait cette journée au paradis. Demain matin, retour au lagon pour le départ de l’IOT à 7h30 et du petit IOT à 10h. Nul doute que la nuit sera placée sous le signe de l’impatience !


                                                                            Samedi 8 novembre
                                              Décidément le plus beau triathlon du monde !
 

 

Ronde comme une pupille dardée sur l’île Maurice, elle ouvrait l’œil : cette nuit, la pleine lune veillait sur le sommeil (souvent perturbé !) des concurrents de l’IOT, à la fois impatients et anxieux d’en découdre avec une épreuve aussi belle qu’exigeante.

 

5 heures. Les salles de restaurant des hôtels, habituées aux horaires plutôt tardifs des vacanciers, bruissaient de l’agitation des triathlètes. Le petit déjeuner vite avalé, les coureurs rejoignaient ensuite le site de course, sur la plage du lagon du morne Brabant, où le soleil levant jouait dans l’eau cristalline. Derniers préparatifs et derniers gestes, habituels pour les plus chevronnés, nouveaux pour les néophytes, sous le regard des accompagnants… visiblement aussi stressés et aussi heureux que les concurrents !

 

7h30. Une multitude de pieds souleva le sable doré, puis les coureurs de l’IOT Classic se jetèrent à l’eau. 1,8 km à nager dans les eaux de l’océan Indien. 1,8 km à lutter contre le courant qui, impitoyable, tentait d’éloigner les nageurs de leur objectif : la plage et le parc à vélos. Sous un soleil pesant, les cyclistes quittaient un à un le lagon pour s’attaquer aux 55 km du parcours marqué par la redoutable (et redoutée !) montée de Chamarel.

 

10h30. Alors que le premier de l’IOT, Frédéric Belaubre, franchissait la ligne d’arrivée après une superbe remontée sur les 12 km de course à pied, les concurrents du petit IOT s’immergeaient à leur tour dans l’eau tiède du lagon pour 500 m de natation, auxquels succèderaient 13 km de vélo et 4 km de course à pied.

 

« Sur cette épreuve, on passe par toutes les émotions », confiait Amine à l’arrivée, fatigué mais heureux d’avoir bouclé le premier triathlon de sa vie. De la dureté de l’effort à la joie de franchir l’arche de feuilles de palmiers, de la chaleur parfois suffocante à l’émerveillement face aux paysages somptueux, l’IOT confirmait aujourd’hui son statut : celui de plus beau triathlon du monde !

 

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